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Le mouflon méditerranéen

Articles / No Comment / 25 juin 2017

PRÉSENTATION

Le mouflon est un mammifère de la famille des bovidés et de la sous famille des caprinés originaires de corse et de Sardaigne. Sa réintroduction sur le continent à conduit à le requalifier de mouflon « méditerranéen » (ovis gmelini musimom) se différenciant ainsi de ses origines sardes et corses .
En France continentale la présence du mouflon n’est due qu’à sa réintroduction dans le Mercantour, Le Massif Central et les pyrénnées.
En 1995, la dernière enquête nationale dénombrait 65 populations réparties sur 25 départements.

Ongulé, le mouflon présente un dimorphisme sexuel et saisonnier très prononcé. Doté de puissantes cornes spiralées et côtelées, le mâle adulte porte, en hiver, un jabot développé et un pelage dense et sombre caractèrisé le plus souvent par une selle dorso-latérale blanche.On retrouve cette teinte blanche à l’extrémité du museau et des pattes, des régions postérieures et ventrales. L’âge des mâles peut être évalué assez facilement par l’examen de ses cornes. Pour le déterminer, on compte de l’extrémité vers la base le nombre de segments délimités par les anneaux de croissance.
La femelle porte parfois de petites cornes en fonctions des populations. À l’instar du mâle, son pelage s’assombrit en hiver. À noter que l’étendue de la tâche blanche qui recouvre sa face est proportionnelle à son âge. Son pelage estival, chocolat ou marron, est proche de celui du mâle.
Les mâles pèsent entre 30 et 55 kG
Les femelles sont plus légères de 25 à 50 kg
Le mouflon est un animal sociable mais en dehors du rut mâles et femelles accompagnées des jeunes vivent séparés.
Herbivore le mouflon est essentiellement un mangeur de graminées et de légumineuses. Les plantes buissonnantes du maquis ou de la garrigue fournissent une alimentation appréciée. En automne, ronces, glands et châtaignes sont également prisées. Pour l’hiver et les périodes difficiles, mousses, lichens et écorces arbustives sont également consommées. Cette variété dans son alimentation est indéniablement à l’origine de sa très bonne adaptation à des milieux assez variés; de milieux forestiers jusqu’à des altitudes de 2500 m en été. Toutefois c’est surtout sur des terrains pierreux, secs, accidentés, bien exposés avec de grandes surfaces herbacées et parsemées de végétation arbustives que le mouflon se plait. Les moyennes montagnes Méditerranéenne et le Massif Central sont des territoires idéaux.
Tout comme le chamois son activité est essentiellement diurne particulièrement le matin et le soir, la pleine journée étant plutôt destinée au repos, à la rumination et aux comportements sociaux.
La période de rut s’étend à peu près sur deux mois d’octobre à novembre et la durée de gestation d’environ cinq mois, la femelle donne alors naissance à un agneau, rarement deux ,par contre il n’est pas rare de l’observer en compagnie d’un agneau et d’un jeune de l’année précédente .

PHOTOGRAPHIER LE MOUFLON
Attendez-vous à un véritable défit tant le mouflon est farouche et plein de ruses. Sa vue est excellente son ouïe et son odorat tout autant et son organisation de groupe très au point.
Je parcours le Massif Central depuis de longues années et le photographier dans de bonnes conditions n’aura pas été de tout repos…Bien souvent cet animal incroyable à sifflé la fin du match bien avant que je ne l’aperçoive…
Règle numéro 1, une fois de plus, connaitre son sujet…Sans cela je vous souhaite bon courage ou plutôt bonne chance ! Vous constaterez d’ailleurs que cet animal n’est pas souvent photographié et quelque chose me dit que ce n’est pas uniquement parce qu’on ne le trouve pas sur tout le territoire…

D’abord pour le trouver il est capital de comprendre ses moeurs en fonction des saisons et de la météo:
Actif toute l’année son domaine s’étend sur quelques centaines d’hectares et comprend différents secteurs saisonniers qui peuvent être éloignés les uns des autres:
L’été: C’est la fraicheur qu’il recherche et se trouvera le plus souvent sur la partie haute de son habitat sur des pentes exposés au nord ou pourvues d’abris rocheux, de combes ombragées ou de végétation dense.
En automne: vous le trouverez dans les parties les plus médianes de son habitat là où il trouvera une nourriture riche comme les châtaignes et les glands
En hiver: la neige n’est pas son élément de prédilection et il occupera plus volontiers les fonds de vallées d’exposition sud.
Le printemps: il suit la repousse de la végétation et remonte progressivement vers ses cartiers d’été. Pour ce qui est des femelles elles rechercheront des endroits tranquilles donc denses en végétation ou accidentées, sur des zones difficiles d’accès pour la mise bas.
Par temps venteux un conseil…. restez chez vous ou consacrez votre journée photo à un autre sujet vous aurez surement plus de réussite …À l’abri du vent le mouflon bouge très peu!

Voilà qui devrait vous faire gagner un temps précieux et qui vous permettra de le consacrer aux zones de prospections les plus propices d’abord et avant tout avec…..Vos jumelles ….Le matin ou le soir sont les meilleurs chances de les localiser.
Là encore si vous êtes un adèpte de l’approche bon courage ou plutôt bonne chance! Toujours en groupe leur organisation est remarquable et chacun a sa tâche. Certains prennent le vent et les autres observent les accès potentiels à leur lieu de remise et croyez moi une fois mis en place pour la journée ,destinée au repos, peu de chance de tromper leurs sens aiguisés…Sortez un temps soit peu des sentiers de randonnées et vous entendrez certainement ce chuintement d’alerte qui signifiera que vous pouvez rentrer chez vous ! Et oui c’est ça le mouflon !
L’observation de leurs habitudes de passage vous sera beaucoup plus profitable et quand ils sortiront de leur retraite vous augmenterez considérablement vos chances de les observer et chose très surprenante si vous savez vous faire discret ils peuvent vous « intégrer » au paysage et vous accepter dans une raisonnable proximité ! L’immobilité est votre meilleur arme et si vous ne gênerez pas d’inquiétude par des mouvements trop brusques et bruyants vous pourriez être surpris d’être totalement accepté par le groupe…. Sensations garanties et surtout très grandes émotions avec la sensation d’un « travail » bien fait, sans dérangement …Si malgré tout vous choisissez l’approche soyez patients … J’ai à force d’observations pu me rendre compte qu’il y avait quelques similitudes, dans leurs attitudes avec …Les boeufs musqués…Incroyable non ? Soyez directe et impatient dans votre approche et vous les ferez fuir systématiquement…Par contre faites vous repérer d’assez loin et procédez à votre approche étape par étape vous verrez que la technique fonctionne assez bien …Dès qu’un seul mouflon se lève de sa couche en vous braquant des yeux arrêtez vous et patientez…une fois rassuré par votre (longue) immobilité et votre calme il se recouchera et vous pourrez entamer à nouveau votre approche…mètre par mètre. Quand l’inquiétude monte les mouflons tapent du pied en premier signe d’alerte, ce qui souvent, fait lever ses congénères et si la menace est trop pressante vous entendrez à coup sur le sifflement d’alerte du mouflon…. Le jeu peu durer des heures mais il en vaut vraiment la chandelle… Il m’est arrivé de les avoirs à quelques mètres en toute quiétude comme intégré au groupe .Dans ces conditions oubliez le mode rafale et soyez parcimonieux dans vos déclenchements que ce soit le claquement d’un Canon, d’un Nikon ou d’un Sony le mouflon s’en fiche pas mal …Il n’aime pas ça un point c’est tout !

 

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